Second Life 2.0

Virtual Worlds March 3rd, 2010

Certes, le titre de cet article est très “has-been” mais j’ai réellement l’impression que Second Life va rentrer dans une nouvelle ère avec l’arrivée de leur nouveau client (le viewer 2.0)
Principalement pour la nouvelle fonction phare (et attendue depuis longtemps) : web on a prim.

flash video as a texture in Second Life

Les autres nouveautés sont bien pratiques et risquent de faciliter l’adoption des nouveaux arrivants (notamment l’interface simplifié, la nouvelle gestion des landmarks et l’historique des téléportations). A vrai dire, l’interface utilisateur ressemble beaucoup plus à un navigateur web classique avec une barre d’adresse, des signets…

using interactive flash on a 3d object in SL

Revenons maintenant au point essentiel, à mon avis, de cette nouvelle étape engendrée par Linden Labs : web on a prim
Cette nouvelle fonction permet tout simplement d’avoir une page web comme texture sur un prim. Mais quand je dit page web, je dit “page web complète”, pas le genre de truc qui s’affiche sur ton ipad, mais une page web interactive, compatible flash. Certes, il reste encore quelques soucis (la version n’est qu’en bêta) et quelques solutions à trouver pour les problématiques que cela peux poser (comment gérer les popup, le clic droit…) et reféchir sérieusement à une façon simple et configurable pour synchroniser les pages des participants.
drawing in flash on a prim in Second Life
Sinon rien qu’avec ce qu’on a déjà, c’est énorme les nouvelles possibilités offertes. Bonjour Ustream et la vidéo conférence, bonjour les applications web collaboratives, bonjour les médias riches (vidéo, audio, web temps réel…). On dirait que c’est peu, mais c’est tellement plus facile désormais d’envisager de faire des actions à moindre coût, à échelle variable (merci ustream).
Imaginez un concert, une conférence, un conseil municipal ou un stand de salon de l’innovation, retransmis sur Ustream et adaptable par n’importe qui pour n’importe quel support (blog, SL, ipod, bistrot du coin…) Aux acteurs ensuite d’être présents au maximum pour l’interaction avec les spectateurs (chat de ustream, un groupe chat dans Second Life…).
using hobnox inworld in Second Life
De cette façon un même évènement peut être vécu dans autant de cadre que les spectateurs veulent.
Prenons par exemple un conseil municipal : prise de son et d’image simple en direct, retransmis sur Ustream par la ville.
Ce flux d’information de première importance peut ensuite être diffusé en direct depuis des lieux différents dans Second Life. Chaque parti peut retransmettre le conseil et avoir son propre débat dans son propre QG.
Il va de même pour les concerts. Un simple concert peut être retransmis par des fans du monde entier, dans des décors, ambiance à leurs sauce. les fans de blagues à deux balles peuvent créer leur propre retransmission et ne plus saouler le groupe des néo-émo-core et leurs coiffures à mesure. Ensuite le groupe peut être présent sur une sim officielle, avec action / interaction des avatars et show “officiel”.
mixing with hobnox on a 3d object
L’intérêt de cette histoire n’est autre que la même rengaine des avantages à permettre un maximum d’interaction entre les différentes plateformes, ouvrir les standards, et communier à bon escient toutes ces belles technologies qui nous simplifient les ouvertures

musical room #5

musical rooms November 27th, 2009

Ok, so this one was a bit long to make, had to work out a few new things, and as some may notice, all is not perfect…
Anyway, here it is, full of fun sounding machines, so take your time, wonder around, explode things into new places and you should have some fun. It’s probably quite heavy (don’t expect any code optimization from me yet) and it should take a while to load.

Don’t hesitate in downloading the standalone for windows zip file. (if any mac users want a standalone version, just ask)
musical room 5 - Windows Standalone

musical room #4

musical rooms November 17th, 2009

I know, I went wild, but I wanted to test a few things… the hardest was to stop !
The camera movements are still a bit wild and a few other things seem a bit strange from time to time.
As you can probably see, it’s a big scene and quite a heavy download, so be patient.

For your pleasure I’ve also made a Windows and a OSX version :

Here is the Windows Standalone version

And here is the OS X Standalone version. Please tell me if the mac version works…

musical room #1

musical rooms November 9th, 2009

A new musical/interactive art installation, created with Unity3D. You’ll need to install the plugin into your browser to get to see it (just follow the instructions)

It’s the first piece from an upcoming series, mixing sound, light, physics, and interactivity

use your mouse and direction keys to move around

Comment héberger sa propre sim OpenSim sur OSGrid sous Windows

Virtual Worlds August 13th, 2009

Je profite de l’excellent article / tutoriel d’Adam Frisby pour vous traduire les quelques étapes essentielles nécessaires pour vous créer un serveur OpenSim ouvert au monde entier et connecté sur l’un des grid les plus actif et fonctionnel aujourd’hui.

La première étape est de vous inscrire (créer votre compte avatar) sur OSGrid.
Si vous êtes déjà inscrit, c’est parfait, vous pouvez utiliser n’importe quel compte OSGrid, sinon
il suffit tout simplement de vous rendre sur la page d’inscription et de compléter les différentes cases.

osgrid-inscription

La partie la plus difficile pour certains est la suivante, et nécessite que vous ayez accès au mode routeur de votre FAIbox.
Vous devez indiquer à votre routeur que vous allez utiliser votre machine comme serveur et permettre les accès entrant sur certains ports. Si votre Box vous offre un IP fixe, c’est un avantage indéniable aussi.
Voici une capture de l’interface du routeur de ma Freebox, (accessible depuis votre page compte chez free.fr).

osgrid-router

Par défaut, opensim communique par le port 9000, il faut donc dire au routeur de rediriger le port 9000 (en udp et tcp) vers l’IP de la machine qui hébergera la sim. Dans mon cas, j’ai attribué un IP fixe dans mon réseau interne à ma machine windows (192.168.0.18) en lui indiquant son adresse MAC (qu’on peut trouver, par la commande “ipconfig /all”)
Après sauvegarde des changements et redémarrage du routeur, vous êtes prêts à passer à la prochaine étape.

(Si vous avez un système d’exploitation à jour, ainsi que l’UPNP sur votre routeur, vous pouvez aussi essayer le lanceur automatisé “expérimental” qui automatise toutes les procédures, mais malheureusement je peux pas vous en dire plus, n’ayant pas encore réussi à le faire fonctionner avec mon matériel.)

Pour la suite, deux informations vont vous être nécessaires : votre IP externe, celui de votre FAIbox, qui peut être trouvé grace à ce lien : http://www.osgrid.org/elgg/pg/utilities/autoip

Ensuite il vous faut trouver un emplacement libre sur le Grid. Vous pouvez soit chercher sur carte, soit faire les faignants et trouver un emplacement libre automatiquement en suivant ce lien : http://www.osgrid.org/elgg/pg/utilities/autocoord

Ensuite il faut télécharger la dernière version du logiciel opensim serveur qu’on peut trouver simplement sur cette page : http://www.osgrid.org/elgg/pg/utilities/software
Décompactez l’archive dans un répertoire de votre choix et lancez en tant qu’administateur l’exécutable “OpenSim.32BitLaunch.exe”
Un terminal se lancera, et au bout d’un instant vous posera une serie de questions :

New Region Name []:
Ceci est le nom de la région (sim) que vous allez héberger. le nom doit avoir moins de 64 characters et ne doit pas déjà exister sur le grid.
Region UUID[random]:
Vous pouvez ignorer ceci, appuyez sur entrée.
Region Location [1000,1000]:
Entrez ici les coordonnées libres que vous avez trouvé tout à l’heure, sous le format de 2 nombres séparés par une virgule (coordonnée X,coordonnée Y)
Internal IP address [0.0.0.0]:
Appuyez sur Entrée ici - 0.0.0.0 veux dire n’importe quel IP libre, c’est le meilleur choix pour le moment.
Internal Port [9000]:
Ceci devrait être 9000, appuyez donc sur Entrée pour utiliser la valeur par défaut.
Allow alternate ports [False]:
Laissez tel quel, appuyez juste sur Entrée.
External Host Name [SYSTEMIP]:
Ici vous devez mettre votre IP externe, trouvé auparavant.
Master Avatar UUID
Appuyez sur Entrée.
Master Avatar First Name
Entrez le prénom de votre avatar - mon avatar se nomme Loic Lemeur, donc ici je met : Loic
Master Avatar Last Name
ici metter le nom de votre avatar - eg; “Lemeur”

Et voilà, il ne reste plus qu’à vous connecter sur OSgrid et de vous rendre sur votre propre terrain.

osgrid-inworld

OSGrid, deux ans déjà…

Virtual Worlds July 24th, 2009

Cette fin de semaine, c’est la fête sur OSGrid, pour célébrer les deux ans d’existante, remercier les sponsors et annoncer un tas de nouveautés qui vont peu à peu véritablement révolutionner les possibilités d’Opensim sur grande échelle.

Les festivités ont commencé par un discours d’Adam Frisby, l’un des principaux développeur d’opensim et grand gourou sur OSGrid

Voici le discours dans son intégralité (en Anglais)

OSgrid 2nd Birthday opening speech from Matthew Tyas on Vimeo.

Voici un résumé des principaux nouveautés annoncés:

Comme vous pouvez déjà le voir, le VOIP commence à être déployé à travers les différents sims d’accueils (offert par Vivox) et fonctionne bien.

La première grande nouveauté se nomme le “General Store” . Il s’agit d’un magasin web en liaison direct avec votre inventaire. En activant le service, après reconnexion, deux nouveau répertoires apparaîtrons dans votre inventaire. Un se nomme “My General Store”, il suffit d’y glisser les objets de votre choix (en activant l’option “allow anyone to copy”) pour qu’automatiquement l’objet se retrouve accessible à tout le monde, à travers la page web du magasin.
Dans ce même magasin, vous pouvez rajouter n’importe quel autre objet à votre inventaire d’un simple clic (ils apparaissent dans votre inventaire dans le répertoire “My Recieved Items”)
Sachant que tout est gratuit sur OSGrid, c’est comme un xstreetsl pour les freebees.

Une autre nouveauté est l’apparition des “User Achievements” qui permet d’accorder des points pour l’accomplissement de certaines actions. Les utilisateurs pourrons proposer des défis, des missions et après modération, on vous donnera quelques lignes de code LSL qui donnera les points aux utilisateurs ayant réussit.
L’intérêt est purement ludique mais offre un moyen pratique aux utilisateurs de savoir quoi faire au début et surtout une façon efficace de s’informer sur les capacités et expériences de chacun.

L’orientation générale du grid va aussi peu à peu changer. Développant le coté réseau sociale de plus en plus, ainsi que les interactions entre inworld et le site web (events, groupes…) OSGrid veux s’ouvrir de plus en plus au grand public et surtout aux personnes voulant héberger leur propre sim dessus. La création d’un nouveau sim d’orientation est prévu, et proposera un maximum d’aide pour celui qui cherche à rajouter son sim sur leur Grid.

De plus, un grand plan de restructuration des îles est en cours. L’objectif est d’avoir 3 gros continents. A, B et C.
La zone A sera sur invitation seulement, proposera une continuité de terraforming, ainsi qu’une limite minimum de bande passante, et une organisation par localisation géographique des serveurs, pour minimiser les ralentissements lors des traversé de sims.

La zone B est la zone qui existe actuellement, elle restera pareil sans contrainte.

La zone C sera pour l’instant beaucoup plus expérimentale car prévu de localiser les sims perso mis en ligne en utilisant le nouvel outil : le “Region Launcher
il s’agit (très expérimentale à l’heure actuelle) d’un petit programme, qui permettra à n’importe quel utilisateur peu expérimenté, d’héberger sa propre sim perso, de chez lui, mais rattaché à OSGrid (donc utilisant leur serveur d’identification, d’inventaire et d’assets).

Si on rajoute les avancés important effectués ou en cours sur les différents serveurs d’inventaire et d’assets. Je pense vraiment qu’OSgrid à tout pour devenir LE grid opensim qu’on rêve tous de voir un jour

Le résumé d’Adam Frisby
http://www.adamfrisby.com/blog/2009/07/osgrid-turns-2/

Opensim, les usages…

Virtual Worlds May 21st, 2009

Quand on parle de mondes virtuels, certains usages évidents viennent à l’esprit, et certains beaucoup moins. En observant les différents développements autour d’Opensim, on peut remarquer plusieurs centres d’intérêts sur des thèmes très vastes et variés.

L’éducation :

Opensim usages

Le portage de réussites dans le domaine de l’e-learning dans Second Life (Moodle 3D , PIVOTE …) font déjà d’opensim une solution de choix pour le E-learning. Mais le sujet étant extrêmement vaste, beaucoup d’autres projets présentés ici peuvent être utilisés pour faciliter l’enseignement à distance

Les sciences :

Opensim usages

A travers la grid Science Sim, Intel explore les différentes façons de vulgariser la science avec OpenSim.
Avec la possibilité de spécifier le moteur physique pour chaque sim, on peux assez facilement imaginer des utilisations multiples pour des expérience de physique, électronique, mécanique…
L’astrophysique est aussi représentée sur Opensim, avec les recherches de MICA et leurs modules (MICAsim et MICA import )

La médecine :

Opensim usages

La médecine s’intéresse de plus en plus aux mondes virtuels pour de nombreuses usages. Que se soit pour des soins (dans certaines maladies psychologiques), l’enseignement (représentation 3D, mise en situation / simulation) ou tout simplement d’un point de vue pédagogie, pour rendre plus conscient le malade et sa maladie, faire des points info, des réunions d’échanges, d’écoute…

Les services publics :

De nombreux services publics, (pôle emploi, sécurité sociale, CAF, ministères…) gagneraient à avoir une présence dans un monde virtuel. Pouvoir s’informer, avoir des entretiens individuels ou collectifs, faire des demandes ou compléter des dossiers, dans un environnement simple et convivial, serait franchement un plus non négligeable dans nos vies de tous les jours

Les associations :

Opensim usages

Que ce soit des syndicats, des partis politiques, des lobbies, des aides aux citoyens ou autres, pouvoir accueillir un public plus varié, réunir des bénévoles plus actifs, proposer des échanges plus constructifs ainsi que l’avantage non négligeable du « non-vu » donne tout son intérêt à la présence Inworld.

Les centres de congrès – salons – barcamp…

Opensim usages

Il est évident que l’utilisation des mondes virtuels pour l’organisation de foires, salons, conventions ou autres est parfaite. Réunir dans un lieu sans limite de taille, des gens passionnés par la même chose, ayant la possibilité de s’exprimer à leur plein potentiel (en vidéo, 3D, son, simulation…) tout en augmentant facilement son réseau social, semble une tache idéale pour les mondes virtuels.

Les réseaux sociaux :

L’intégration d’opensim avec des plateformes sociales telles que Elgg offre énormément de nouvelles possibilités dans notre gestion InWorld – OutWorld. En liant les IM, les groupes ou les profils d’un réseau web avec un réseau inworld, on pourra diversifier les supports, faciliter les contacts et agrémenter nos interactions d’une façon transparente et conviviale.

Le commerce :

Opensim usages

L’e-commerce a beaucoup d’avantage à tirer des mondes virtuels. En suivant les développements de 3di, avec Opensim dans un browser, et en mêlant interaction inworld et l’habillage de la page, on peut facilement combiner le meilleur des deux mondes. Présence d’un vendeur spécialisé , représentation étendue grâce à la 3D et à l’interaction, combinaison avec des réseaux sociaux pour du gang-shopping, organisation d’événements ou de démonstrations ludiques… les intérêts sont multiples.
Le développement actuel d’un système de monnaie interne dans Opensim peut étendre les possibilités, ouvrant la porte au micro-payement et autres transactions alternatives.

Le travail collaboratif :

Opensim usages

Sûrement aujourd’hui l’un des usages en entreprise, les plus répandus des mondes virtuels, reste le travail collaboratif. La faculté de réunir des gens dispersés à travers le monde, dans un environnement fonctionnel et sécurisé, sans pour autant perdre du temps et de l’argent dans les transports, donne réellement un avantage à l’utilisation des espace immersifs.
Si on rajoute la possibilité d’utiliser un VNC inworld (avec modrex), les possibilités de prototypage rapide, la voice, les IM’s, les échanges de documents… Opensim semble promis à un bel avenir en ce qui concerne le travail en équipe.

L’architecture :

En combinant les outils de construction basiques d’opensim et l’importation de mesh de modrex, les utilisations dans le monde de l’architecture fleurissent. Visibuild propose même une grid spécialement orientée à cet usage. L’architecte peux exporter ses propositions depuis son logiciel de conception, l’importer dans un environnement façonné pour l’occasion, modifier l’habillage à volonté, et proposer en temps réel des ajustements, en compagnie des clients, des maîtres d’oeuvres, des artisans…

Le paysager :

Opensim usages

Tout comme l’architecte, l’emploi d’un espace virtuel pour l’élaboration et la présentation de projets d’aménagements paysager peut être réellement bénéfique pour un paysagiste. Des outils d’importation - exportation de heightmaps aux formats divers sont en cours de développement. Le paramétrage précis des positions solaires et l’emploi des ombres peux faciliter grandement la disposition écologique des plantes et on peut imaginer l’utilisation de moteur physique de fluide (encore au stade de rêve) pour simuler les les écoulements.
En combinant l’architecture et le paysager, on pourrait présenter des projets d’aménagement urbain d’une façon incomparable avec les outils traditionnels (photos, plans, vidéos de synthèses). Imaginez par exemple les propositions des nouveaux quartiers des Halles à Paris, visitables par tout le monde, tant au niveau conception qu’au niveau présentation.

La domotique :

Contrôler son chauffage, ses volets, ses luminaires, son arrosage, et autres machines commandables par le protocole X10, est possible avec Modrex. En représentant son installation en 3D avec le soleil et la météo synchronisés, la tache devient plus ergonomique et bien plus visuelle. Si l’on y rajoute des informations d’objets extérieurs en plus (pollution, taux de précipitation, d’humidité, vitesse du vent…) on peut avoir une véritable maquette interactive à portée de souris pour tout contrôler chez soi.

L’art :

Opensim usages

L’arrivée d’internet a totalement changé la donne des artistes contemporains. Que ce soit comme lieu d’exposition, lieu d’inspiration, lieu de recherches ou moyen de création (oeuvre interactive), il offre une multitude de possibilités au plus grand nombre (et plus seulement à l’élite artistique).
Les mondes virtuels augmentent encore les possibilités : créer de véritables musées interactifs multimédia en 3D devient à la portée de tout le monde. En plus de servir de relais aux arts traditionnels (photos, peintures, vidéo, sculpture…), elle offre une véritable plateforme pour l’art du 21ème siècle (interactif, cognitif, collaboratif et évolutif).

La musique :

Opensim usages

S’il y a bien un usage réussi des mondes virtuels, c’est bien pour les concerts live. Permettre aux musiciens d’offrir un lieu convivial, façonnable à volonté (changement de décors à n’importe quel moment, interactivité non intrusive avec les spectateurs, magie du « non-vu » …), tout en réduisant les coûts de transport, d’installation de matériel (mon dos me remerciera un jour), de location de salles, de communication… facilite grandement les rapports artiste-art-public d’aujourd’hui.
Si d’une façon économiquement viable, on trouve comment multiplier le nombre d’avatars présents simultanément sur une sim, la délocalisation numérique des concerts pourra même devenir l’un des moteurs phare de la nouvelle économie musicale.

Les jeux de rôles :

Que ce soit pour des usages professionnels (mise en situation, simulation), pédagogique ou tout simplement ludique, les jeux sur mondes virtuels sont une évidence.
Avec le développement des bots et autres objets intelligents, ces jeux pourront prendre une dimension massive, tout en permettant à tout en chacun d’étendre lui même le terrain de jeux, les quêtes ou les objectifs.

Le Team-acting :

Souder un groupe autour d’un projet unique, apprendre à mieux gérer des problématiques communes, savoir évaluer les limites de chacun, sont des compétences qui se travaillent.
Que ce soit par des jeux de rôles, des jeux de constructions, des mises en place de rapports de forces ou tout autres exercices utiles pour ce genre de formation, les mondes virtuels proposent tout ce qu’il faut pour les satisfaire. De plus, de part l’utilisation d’outils de communications numériques, ces activités sont menées avec les mêmes outils et dans les mêmes conditions que la majorités des installations d’équipes de travail. Pourquoi regrouper des collègues dans un chalet en montagne pour apprendre à bosser ensemble, si c’est pour se téléphoner ou s’envoyer des mail dés qu’ils retournent travailler.

La voile :

Opensim usages

Voici un usage qui ne saute pas aux yeux, mais qui est pas mal utilisé sur SecondLife, et plutôt bien suivi sur OpenSim.
Un forum existe uniquement à ce sujet : des sims et des groupes y sont consacrés sur Osgrid, et surtout un groupe de travail (Flotsam) se penche sur un grand nombre de développements (vents, physique amélioré, marées, météo…), pour rendre l’experience la plus réaliste et ludique possible.

Bon, j’arrête ma petite liste ici, mais beaucoup d’autres usages sont imaginables ou déjà en pratique. Et ces usages ne se limitent pas, bien sûr, à Opensim. Mais malheureusement, les usages et leurs utilités ne suffisent pas pour espérer voir les mondes virtuels se répandre à leur juste valeur. Encore faut-il progresser au point de vue technologique afin de permettre au plus grand nombre de lancer une sim perso de chez eux, choisissant de se rattacher à une grid ou non, tout en contrôlant au maximum les possibilités de chacun et surtout d’assurer une capacité d’accueil bien supérieure à aujourd’hui, sans pour autant consommer trop de ressources distantes. Si seulement quelques gros groupes énergétiques se décidaient à consacrer 1% de leur budget R&D dans les solutions de « Green IT », je pense que d’ici 5 à 10 ans, ces rêves seront devenus réalité, et on pourra enfin passer à l’étape supérieure : porter toutes ces technologies en réalité augmenté et en finir avec les écrans, claviers et souris pour de bon.
Opensim usages

L’importance du « non-vu »

Virtual Worlds May 18th, 2009

Lors de mes obsédantes réflexions sur les usages des mondes virtuels, un aspect primordial revient souvent à la surface, et me semble encore un peu sous-estimé : le « non-vu »
Par ce terme, j’entends la capacité à être présent, spectateur et acteur, sans toutefois réellement être vu physiquement. Et dans certains usages, le droit de pouvoir se passer de son physique est rassurant, décomplexant et libéralisant.

paperbag-headDans une époque où être dans un lieu public cagoulé ou masqué est considéré comme un délit, et où l’idée qu’on puisse faire de même dans des espaces numériques agace nos représentants politiques; l’importance du physique devient la cause de tous les harcellements.

Il faut être beau, bien habillé, bien lavé, rasé, coiffé, en bonne forme (pas avec des bonnes formes), et surtout il faut avoir un comportement physique irréprochable en public. Savoir bien s’exprimer, garder son sang froid, être sur de soi, être présent. Ou du moins il faut savoir imiter tous ces comportements.
Réussir à combiner tous ces requis, tout en gardant des ressources mentales pour une réflexion temps réel, ne semble pas forcement à la portée de la majorité des gens.

Dans de nombreux cas, si on pouvait tous être derrière des petits rideaux, des pseudo, des avatars ou autres moyens de rajouter de l’équité, les rapports pourraient être plus constructifs et décomplexés.
Ceci dit, cette anonymat doit rester un choix, en aucun cas je ne peux cautionner le port obligatoire d’uniforme ou l’obligation de vivre sa vie publique derrière un voile quelconque.

Pourquoi la média radio nous émeut toujours autant ? Pour cette même raison. Combien d’entre nous n’ont pas été déçu lors de la première rencontre visuelle avec une voix (une réflexion, une personne) familière. La radio perdra tout son intérêt si elle essaye de concurrencer la télévision ou le spectacle vivant.

Ce « non vu » oblige aussi les interlocuteurs à être plus précis, plus constructifs, plus pertinents. L’usage d’une prestance physique (charisme) ne suffit plus, et l’acte de s’imposer physiquement ne marche pas. Fini les gros boss réduisant une assistance à sa merci, d’un simple regard.

Il y a beaucoup de domaine où le fait d’être vu ne sert pas à grand chose :
Les conférences de presse par exemple. Voir quelqu’un lire un bout de papier ne sert franchement pas à grand chose. Pour peu que le type soit mal rasé, il perdra beaucoup de crédibilité, ou au contraire, si le mec bouge dans tous les sens, les gens aurons l’impression de voir quelqu’un de déterminé, d’actif, peu importe le discours.

Pour des concerts c’est pareil, certes voir un musicien chanter c’est chouette, mais lorsqu’il s’applique à réellement faire la musique, ses gestes et concentrations n’ont qu’un seul but : produire la meilleurs musique qui soit. Et la musique, ça s’écoute. Allez voir une grande symphonie quelconque en live. Fermez les yeux, ça n’a rien a voir. Et ça marche pareil avec des visuels. Prenez un concert live en vidéo. Regardez le, puis échangez l’image avec des visuels quelconques : la musique reprend toute son importance, et la liberté de l’auditeur devient beaucoup plus vaste.
Ceci dit, voir un artiste (peintre, sculpteur, cinéaste, orfèvre…) en plein travail peut être vraiment agréable. Mais il y a une différence entre le voir travailler (la pensée tournée vers l’œuvre) et apprécier le travail (la pensée tournée vers soi).

Le « non-vu » est encore légion dans nos communications, la vidéo semble piétiner, et pas nécessairement pour une question de technologie. L’idée d’un téléphone vidéo ne marche pas, et on sais tous pourquoi (je répondrais tout simplement jamais au téléphone). Les mondes virtuels semblent prendre les dessus sur des réunions en visio-conférence, grâce à la plus grande variété d’interactivité possible, et sans doute aussi grâce au « non-vu »
La télévision devra surement se consacrer plus au contenu nécessitant réellement du visuel, et je ne parle pas forcement des jingles en 3D interminables qui traversent l’écran tout les 30 secondes.

Le cas de l’anonymat

La liberté d’utiliser un pseudo, et de rester anonyme (au moins au regard du grand nombre) fut réellement l’une des grandes réussites d’internet. Pouvoir échanger et surtout pouvoir s’informer sans user de son nom propre, de sa personne, est quasiment devenu un droit fondamental.
Pouvoir assister à une réunion politique sans être assimilé à celle-ci, pouvoir s’informer sur une maladie, sur un problème personnel… la liste est longue
Imaginez qu’il y a quelques temps, le fait d’emprunter un livre dans une bibliothèque était fiché.
Bien sur, on trouvera toujours beaucoup de cas ou l’anonymat est dangereux. Mais au fond, n’est il pas plus dangereux de l’interdire.

HiPiHi, prochaine version…

Virtual Worlds April 23rd, 2009

L’équipe chinoise derrière HiPiHi n’ont pas fini de nous étonner. Voici une petite vidéo preview de quelques nouvelles fonctions qui vont pas tarder a faire leur apparition.


HiPiHi new version release Preview from feeling on Vimeo.

Parcontre, je vous en prie, sortez au moins un client en anglais, ainsi qu’un minimum de doc, car avec toutes les nouvelles fonctions, je me vois mal cliquer au hasard.

Google réinvente le VRML… et il était temps

Virtual Worlds April 22nd, 2009

Il y a bien des années, j’avais eu mes premières approches de 3D dans un browser par le VRML. C’était simple à créer et un peu plus dure à regarder (les plugins vrml n’étaient pas terrible à l’époque), et surtout ce n’était vraiment pas très beau.

Ceci dit, je me suis juré que c’était l’internet de demain (à l’époque on était plus ou moins à l’internet 1.47) et la 3D allait pleuvoir de partout dans nos navigateurs…

… FAIL
Jusqu’à il y a quelques temps, quand Mozilla se propose de créer un standard 3D pour le web (en imposant un peu son Canvas3D). Google se montre intéressé par l’affaire, et sort de derrière un placard bien caché, son O3D.

C’est beau, pratique, bien pensé, facile à déployer, ouvert, et plutôt complet…
Mais comme le dit Adam Frisby sur son blog, ce n’est pas demain qu’on est prêt à voir des mondes virtuels multiutilisateurs avec cette techno.
Par contre, on peut assez bien imaginer un plugin opensim qui fera une image 3D de la sim, le transformera en format O3D et le rendra accessible en mode visiteur sur une page web.
Ceci dit, je suis certain que d’ici peu, on verra des outils rendant plus intuitifs la création d’objet interactif utilisant O3D, et qu’on aura de la 3D de partout sur tous les sites à la mode.

Désolé pour 3Dvia, mais je crois que la compétition est lancé maintenant

P.S. Pour ceux qui utilise sketchup comme moi, et qui cherchent comment exporter au format collada (.dae), en fait c’est facile, il suffit de renommer le format .kmz en .zip, de le dézipper, et hop, voilà le format .dae, convertissable en O3D avec leur convertisseur magique